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LA REVOLUTION DES ENERGIES DU VIVANT - 15/03/2008 à 00:20
Images Biomasse : la révolution des énergies du vivant est annoncée

20 % d'émission de CO2 en moins, 20 % d'efficacité énergétique en plus, 20% de consommation d'énergie renouvelable : la formule de la politique énergétique européenne est tracée. A la règle des trois 20, il faut ajouter un objectif de 10 % de consommation de biocarburants pour compléter le « paquet énergie-climat », comme on le dénomme en jargon européen bruxellois.

La stratégie a déjà été approuvée par les gouvernements des 27 états membres lors du conseil européen de 8 et 9 mars 2007 et saluée comme « un geste politique fort en faveur du climat ». En France, une fois traduit en objectifs nationaux, le texte du projet de directive aura néanmoins commencé à faire des vagues. Le Grenelle de l'environnement avait tout juste refermé ses portes que l'Elysée tempérait ses ardeurs pour les énergies renouvelables en écrivant à José-Manuel Barroso que « la France refuserait un objectif supérieur à 20 % d'énergie renouvelable». Le président de la commission européenne répondait en substance que face aux enjeux (climat, sécurité des approvisionnements et balance commerciale), qu'il n'était plus temps de tergiverser. Du coup, le 23 janvier 2008, la proposition de directive européenne « relative à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables » était annoncée. Dans son annexe 1, la France se voit attribuer un objectif de 23 % !

Reste au parlement européen à adopter définitivement la directive. Ce qui doit se faire à la majorité qualifiée avant juin 2009.

Equitable, réaliste ou non, la question de ces 3 % de plus ou de moins ne constitue pas l'essentiel. Il serait beaucoup plus fondamental de savoir comme se répartissent les efforts entre les sources d'énergie renouvelables. Et là il y a quelques surprises à découvrir.



La partie immergée des énergies renouvelables



En effet, les scenarios de répartition présentés par les acteurs des énergies renouvelables indiquent que c'est à la biomasse que reviendra la plus grosse part du travail ! S'il y avait un scoop à trouver dans le « paquet énergie-climat » c'est à l'évidence celui là. Les énergies renouvelables c'est d'abord 50 à 60 % de la biomasse ! L'information n'est pas sujette à caution, elle provient des promoteurs des énergies renouvelables eux-mêmes : l'European Renewable Energy Council à Bruxelles et le Syndicat des Energies Renouvelables à Paris.

Ces deux organisations ont publié des feuilles de routes détaillant la répartition de l'effort de croissance entre les différents types d'énergie renouvelable. En Europe ce sont ainsi environ 300 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) que les énergies renouvelables devront produire en plus d'ici à 2020. Sur ce total, l'EREC en attribue 163 Mtep aux énergies de la biomasse. L'éolien et le solaire, énergies renouvelables emblématiques, n'auront à assurer qu'un tiers du travail supplémentaire, soit deux fois moins que la biomasse ...

En France, le Syndicat des Energies Renouvelables qui ne compte pourtant en son sein aucun représentant officiel des professionnels de la biomasse, lui confie plus de la moitié de la part du travail à effectuer. Ce qui revient à dire que la biomasse devra doubler ses capacités de production pour les porter à 20 Mtep en 2020 sur un total 36 Mtep pour l'ensemble des énergies renouvelable.

On ne peut être que frappé par le décalage existant entre cette réalité concrète des énergies renouvelables et les représentations médiatiques dominantes privilégiant éoliennes et panneaux photovoltaïques, il est vrai plus photogéniques.

Mais il faut dire aussi que les acteurs de la biomasse n'ont pas forcément fait ce qu'il fallait pour assurer leur promotion. L'association Biomasse Energie France, n'a été créée qu'en juillet 2007. Initiée et hébergée par l'Union de la Coopération Forestière Française (UCFF), elle est encore loin de regrouper toutes les parties prenantes du secteur et d'assurer une représentativité complète du secteur. Ainsi elle n'est pas encore membre du SER et n'apparait pas parmi la liste des membres d'EUBIA (european biomass industry association)...

La face cachée d'une nouvelle « nouvelle économie »

Le manque de visibilité de la biomasse interdit d'appréhender les enjeux des énergies renouvelables à leur juste valeur et aussi avec la largeur de vue indispensable pour aborder les nouveaux horizons. Sans tomber dans l'emphase, on peut annoncer que les énergies renouvelables entrent dans un nouvel âge et que les enjeux économiques et industriels des prochaines années sont colossaux. La simple approche comptable permet d'en prendre une mesure approximative : 36 Mtep d'énergies renouvelable en France, au prix actuel du baril, c'est 26 milliards € ! A titre de comparaison le chiffre d'affaires annuel de la filière céréales française est de 54 Milliards €. Selon ce même calcul approximatif la production d'énergie biomasse pourrait atteindre une valeur annuelle « équivalent pétrole » de 120 milliards € au niveau Européen.

La frénésie de communication qui s'est emparée du sujet ces derniers temps n'est pas sans rappeler les débuts de l'ère d'internet et des nouvelles technologies de l'information. Les énergies renouvelables pourraient bien être le pivot de la nouvelle « nouvelle économie ».

Reste que l'astigmatisme français ne permet pas d'aborder les défis avec le recul nécessaire. Il est ainsi très difficile d'apprécier la pertinence des politiques de soutien mis en place, tant au niveau national, européen que local.

En France, le dispositif d'aide aux producteurs d'énergie est essentiellement centré sur la production électrique. Les tarifs de rachats ont certes le mérite de faire apparaître un ordre des priorités de la politique gouvernementale (cf. tableau). Il a en revanche le grand tort de faire oublier que l'électricité n'est pas la seule forme possible de transformation de la biomasse en énergie finale et surtout qu'elle n'est ni la plus efficace ni nécessairement la plus stratégique. De toute évidence, que ce soit par son volet de soutien à la production d'électricité qui remonte à 2001 ou par son volet de soutien aux biocarburants de première génération, le dispositif actuel date et n'est plus adapté à la situation.

Si la France veut tenir sa place dans l'Europe des énergies renouvelables, elle ferait bien de commencer par donner à la biomasse la place qui lui revient : c'est à dire la première. Que ce soit par les efforts de réflexion stratégique, l'investissement dans la recherche et le développement industriels et économique ou le soutien aux filières de production, les pouvoirs publics sont manifestement bien loin du compte. Cependant il convient aussi de constater que les acteurs économiques n'ont probablement pas pris la mesure des enjeux de la biomasse, tant en terme de quantité que de diversité. Alors que l'EREC décline le solaire en trois famille (thermique, photovoltaïque, centralisé), il ne parle de la biomasse qu'au singulier. Pourtant tant par ses origines, forestière, agricole, industrielle, domestique, que par ses applications en énergie finale : thermique, électrique, carburant, que par ces modes de production, centralisée, décentralisée, c'est à l'évidence au pluriel qu'il conviendrait de parler de biomasse et d'énergies du vivant !

François Delaunay
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BIOMASSE ELECTRIQUE - 15/03/2008 à 00:14
 Biomasse électrique : approvisionnements sous haute tension

Pour assurer la sécurisation de l'approvisionnement électrique et atteindre l'objectif de 21% d'électricité issu d'énergie renouvelable fixé en 1999 par l'Europe, la France met en œuvre depuis 2001 une programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité (PPI). Constatant que le marché ne répondait pas spontanément aux besoins dans le cadre des tarifs de rachat, la commission de régulation de l'énergie(CRE) lance des appels d'offre pour la construction de centrale électrique autorisant des tarifs de rachat plus avantageux.

Un premier appel d'offres avait été lancé en 2004 pour des unités de production d'une puissance supérieure à 12 MW. Quatre ans plus tard la biomasse n'a encore produit aucun Watt alors que les centrales devaient entrer en fonctionnement début 2007. Pour les centrales utilisant des résidus (papeterie, viticulture, biogaz de décharge) cela ne devrait plus tarder, en revanche la plus grande incertitude concerne les centrales alimentée au bois. Déjà le projet de la société EBV de Moissannes est abandonné. Dans les Vosges les deux projets de centrales de la société SOFFIMAT à Arches et à Eloyes, ont reçu le 19 novembre 2007 un avis défavorable de la part du préfet des Vosges au grand damn de l'industriel. « Les élus locaux nous ont encouragés à venir, l'état nous a donné les premières autorisations, nous avons acheté les terrains un bon prix et aujourd'hui le préfet nous interdit de construire. Nous avons déjà investi plus de 15 millions €. Nous irons devant le tribunal administratif pour réclamer notre dû», informe Vincent Noyé à la direction de Soffimat. Un échec de ses projets vosgiens pourrait entraîner dans sa chute le projet Corrézien puisque identiques, les installations partageaient les coûts de développement.

Parmi tous les arguments avancés pour alimenter le refus, la question de l'approvisionnement est sans nul doute le plus sensible. « Notre arrivée gêne des intérêts locaux », explique Vincent Noyé. Ce qui est probable. Mais il n'y a rien d'illégitime à ce que ces acteurs locaux s'inquiètent de l'impact d'un prélèvement de 400 000 m3 de bois et produits connexes. A l'évidence le ministère de l'industrie et la CRE auront découvert que la biomasse forestière Vosgienne n'était pas infinie.

Ne pas confondre biomasse et masse électrique ?

« Pour le second appel d'offre l'approvisionnement sera le principal critère de choix», indique Pascal Dupuis sous-directeur à la Dideme au ministère de l'industrie. Le sujet a été étudié par les préfectures qui ont mis en place des comités départementaux d'évaluation des capacités d'approvisionnement. Le Cemagref a refait les calculs de l'Ademe pour évaluer les réserves forestières disponibles dans chaque région et annonce un résultat national de 18 Millions de m3 (cf. carte).

56 dossiers ont été remis dans les délais à la CRE au mois d'Aout 2007 pour une puissance cumulée de 692 MW, pour 300 MW de puissance cumulée demandée. « Dans l'ensemble les dossiers ont de bons plans d'approvisionnement », note Pascal Dupuis. Ce second appel d'offre demandait des centrales de plus petite capacité et imposait le principe de la cogénération (principalement 5 à 9 MW). « Comme il existe des difficultés à vendre la chaleur, le prix du kW nécessaire à amortir l'investissement plus important est nécessairement plus cher», annonce à la Soffimat, Vincent Noyé. Le ministère de l'industrie semble vouloir prendre les devants « Si le prix de rachat demandé par l'industriel est trop cher, le ministre peut retenir moins de dossier que la puissance cumulée demandée », prévient Pascal Dupuis. Jean-Louis Borloo devrait donner ses réponses après les élections municipales et les résultats devraient être publiés dans le Journal officiel au mois d'avril.

FRANCOIS DELAUNAY
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LA FRANCE ET LES BIOGAZ - 15/03/2008 à 00:06
Images
Délaissé en France, le biogaz agricole se regonfle. Après le succès des premières opérations pilotes son modèle économique et ses perspectives de développement méritent d'être précisés au plus vite.

Après les temps héroïques des précurseurs et deux décennies d'abandon par les pouvoirs publics, la filière française de méthanisation agricole redémarre. Déjà plusieurs installations ont sonné le renouveau dans les Ardennes aux GAEC du Château et aux Gaec Oudet. L'exemple allemand avec son maillage de 3700 installations de 300 kW en moyenne est pour beaucoup dans ce réveil. Reste que les pouvoirs publics et en particulier l'ADEME faisait savoir l'an dernier qu'elle n'encouragerait pas une duplication du modèle d'outre-Rhin. Conçu avant la fin des jachères, celui-ci fait largement appels aux cultures énergétiques et en particulier au maïs pour alimenter ses digesteurs. En un an, la situation semble vouloir évoluer à pas de géant. L'Ademe a recensé pour sa part une vingtaine de projets en cours de construction, une quarantaine de dossier à l'étude et une centaine d'intentions.

La méthanisation a vu arriver de puissants acteurs économiques issus des coopératives agricoles. En Bretagne le Gouessant a créé une filiale Méthafrance, et Valetec le bureau d'étude dont Porc Bretagne Ouest est l'actionnaire principal, font plus que s'intéresser au sujet. Associé à un bureau d'étude allemand Biogas Hochreiter, Méthafrance doit mettre en service sa première installation chez Alain Guillaume, éleveur de porcs dans les Côtes d'Armor. Une demi-douzaine d'autres projets sont en préparation. Cette unité de 150 kW valorisera les effluents de 185 truies et de leur portée ainsi que des déchets de l'industrie agroalimentaire ainsi qu'une part de cultures intermédiaires hivernales. La valorisation de la chaleur du moteur devrait permettre d'économiser 15 000 litres de fuel chaque année pour chauffer l'élevage et les habitations. Le générateur produira plus d'un million de kWh. A 0,14 €, prix de rachat garanti sur 15 ans, la vente d'électricité de l'exploitation générera un revenu annuel de 160 000 € pour un investissement global de 600 000 €.

« Nous misons sur des unités de 75 et 250 kW », explique Stéphane Dutremée, chef de projet élevage à Méthafrance. Le modèle français du biogaz agricole se dirige vers la covalorisation. « Les effluents d'élevage ne produisent pas suffisamment de gaz mais ce sont d'excellents ferments pour méthaniser d'autres matières organiques comme des déchets de l'industrie agroalimentaire et des cultures hivernales intermédiaires », développe l'ingénieur agricole.

La montée en puissance du biogaz dépendra en grande partie de la capacité à attirer les divers sous produits agricoles. Dans ce domaine la logique du marché s'imposera. De nouveaux acteurs émergent comme par exemple la société Biomass-concept qui intervient en Belgique, France et Espagne. « Nous faisons du commerce de biomasse et nous répartissons les matières en fonction des meilleures conditions que peuvent offrir les différentes vois de valorisation », explique le jeune directeur Jérôme Viet. Selon la taille de l'installation l'investissement se situe dans une fourchette de 4000 à 7000 € le kW de puissance installée. Le défi est d'abaisser les coûts de la filière française au niveau de ce qui est enregistré en Allemagne 3000 €/kW

Biogaz agricole : un million de tep c'est possible !

Du coté des promoteurs historiques du biogaz français, Eden défend l'intérêt de plus petites unités de production. « C'est viable dans le cadre de mise en œuvre collective, nous pouvons effectuer les économies d'échelle sur l'ingénierie et les structures d'approvisionnement de co-déchets. Un projet groupé est actuellement à l'étude en Dordogne », annonce Elie Bart chargé d'étude chez Eden. « Nous étudions les possibilités de valoriser le biogaz sous la forme de carburant. Nous devrions pouvoir présenter un tracteur fonctionnant au biogaz avant la fin de l'année 2008. Les techniques existent, c'est le modèle économique qui reste à inventer », poursuit Xavier Lebrun du bureau d'étude Aria. Il faut épurer le biogaz du CO2 et porter la concentration en méthane de 60 à 98%. Pour le moment l'Ademe ne semble pas vouloir encourager cette voie. « Il y a déjà fort à faire avec la valorisation du biogaz par la cogénération. C'est aujourd'hui la solution la plus aboutie. La voie du biogaz carburant ou de l'injection dans le réseau de gaz naturel pourront être intéressantes plus tard », explique Guillaume Bastide, à la cellule méthanisation agricole de l'Ademe. «Avec la dynamique impulsée par les comités opérationnels du Grenelle de l'environnement, nous avons bon espoir de mettre en place un plan biogaz agricole. Il nous permettra de soutenir les projets de qualités qui valoriseront l'énergie au maximum comme seule actuellement la cogénération permet de le faire », annonce Guillaume Bastide. Reste à connaître les perspectives du biogaz agricole ? « Nous estimons qu'en récupérant 10 % des effluents d'élevage, la méthanisation pourrait produire 0.25 Mtep. Avec la méthanisation des co substrats, il n'est pas impossible d'envisager une production d'un million de tep», indique l'ingénieur. Cette hypothèse supposerait d'installer une puissance total de 2400 MW, soit deux fois la capacité de production actuelle du biogaz Allemand. « Le facteur limitant pourrait bien être la biomasse disponible », prévient Guillaume Bastide. Le biogaz au niveau du solaire, cela mérite d'être vérifié le plus rapidement possible !

FRANCOIS DELAUNAY
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LES TTCR CHANGENT D'EPOQUE - 14/03/2008 à 23:58
Images Les TTCR changent d'époque

Les taillis à très courte rotation poursuivent leur extension. Les boisements se multiplient depuis la Bretagne jusqu'au Nord. Rappelons que l'élément moteur de leur développement est lié à leur fonction épuratrice des eaux usées. « Les TTCR de saules sont très bien adaptés à la dépollution des eaux des petites communes mais aussi de PME de l'agro alimentaire voire même d'installation agricole », explique Christian Cuignet gérant de Bionis-Environnement. A l'inverse des stations d'épuration biologique, les TTCR présentent l'avantage de pouvoir continuer à fonctionner même en période d'étiage quand les STEP sont interdites de rejet dans les rivières. Les TTCR devraient continuer à se développer. Leur emprise foncière est leur seul facteur limitant : il faut 150 m2 par équivalent habitant. Depuis deux ans les promoteurs des TTCR et notamment l'association Bretonne AILE (voir EdT mai 2006) cherchent à améliorer les méthodes de récolte. Le procédé de broyage par une ensileuse qui est efficace dans les pays scandinaves ne donne pas toute satisfaction sous nos climats plus doux. « Nos sols ne sont pas assez portant en hiver et les matériels sont trop lourds », explique Christian Cuignet « et quand ils sont ressuyés les feuilles ont poussé ce qui provoque une réaction de compostage du broyat », développe le spécialiste. Du coup, l'association AILE en relation avec les Danois de Nordic biomass ont changé radicalement de mode de récolte et d'époque. « Ils ont mis au point un matériel qui coupe et ramasse les tiges entières pour les déposer en bout de champs. Les saules peuvent ainsi sécher et perdre leurs feuilles avant d'être broyés en fonction des besoins d'approvisionnement ». Cette machine qu'on pourrait assimiler à une autochargeuse permet de couper les saules durant les saisons sèches, d'abaisser le taux d'humidité et donc d'améliorer le PCI.

Pour sa part Euroluz à Pauvres (08) a planté en 2007 la plus grande surface française de TTCR de saule. Mais à coté de ces 30 ha de saulaie, l'industriel de la déshydratation de la luzerne a planté aussi 90 ha de miscanthus. Les premières récoltes sont attendues pour 2009.
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